"Biorama de Chronorama"
Fiches 1 à 10 sur 12
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James
William


New York
Etats-Unis

William James 1842-1910


William James (11 janvier 1842 à New York - 26 août 1910 à Chocorua dans le New Hampshire) est un psychologue et philosophe américain, fils d'Henry James, le disciple de Swedenborg, et frère aîné d'Henry James, romancier célèbre. Docteur en médecine, il s'efforce tout d'abord de constituer une psychologie scientifique (Principes de psychologie, 1890), puis défend les principes du pragmatisme, dont il est un des leaders, notion qu'il emprunte à Charles Sanders Peirce.




Jarry
Alfred


Laval
France

Alfred Jarry 1873-1907


Par ses publications, Jarry rencontre Marcel Schwob, Alfred Valette (directeur du Mercure de France) et sa femme Rachilde. C'est dans la maison du couple qu'il présente, en 1894, Ubu Roi. Deux ans plus tard, il entre en fonction auprès de Lugné-Poe qui lui confie le programme de la prochaine saison du Théâtre de l'Oeuvre. Dès lors, les représentations des pièces de Jarry se suivent, au fil des Cycles d'Ubu.
S'identifiant à son personnage et faisant triompher le principe du plaisir sur celui de réalité, Jarry a vécu comme il lui plaisait, avec ses trois attributs: la bicyclette, le revolver et l'absinthe. Il leur sacrifiera la respectabilité et le confort. Dans une petite baraque proche d'une rivière, à côté d'un lit-divan, Rabelais composait l'essentiel de sa bibliothèque. L' humour lui a permis d'accéder à une liberté supérieure. "Jarry jouant Ubu, non plus sur scène mais à la ville, tend ainsi un terrible miroir aux imbéciles, il leur montre le monstre qu'ils sont. Il dit "Merdre aux assis" (G.E. Clancier) Le 28 mai 1906, Jarry écrit à Rachilde: "(Le Père Ubu) n'a aucune tare ni au foie, ni au coeur, ni aux reins, pas même dans les urines! Il est épuisé, simplement et sa chaudière ne va pas éclater mais s'éteindre. Il va s'arrêter tout doucement, comme un moteur fourbu." Il meurt six mois plus tard, le jour de la Toussaint.



Jaspar
Henri


Schaarbeek
Belgique

Henri Jaspar 1870-1939


Henri Jaspar est un homme politique belge, né à Schaarbeek le 28 juillet 1870 et mort à Saint-Gilles le 15 février 1939. Il fut chef du gouvernement belge entre le 20 mai 1926 et le 6 juin 1931.




Jekyll
Gertrude


Grande-Bretagne

Gertrude Jekyll 1843-1932


Gertrude Jekyll est une paysagiste anglaise (née en 1843 et morte en 1932), elle a été un des grands jardiniers de son temps et son influence sur l'art du jardinage reste importante. Elle a participé à la création de plus de 400 jardins principalement au Royaume-Uni et en France et a écrit de très nombreux articles et ouvrages. Née en 1843 dans une famille aisée, elle suit des études et reste célibataire. Elle commence sa carrière dans la conception des jardins et écrit sur le sujet. Elle vécut dans le Surrey où elle s'occupait de son jardin et produisait de nouvelles espèces de plantes. Peintre et photographe, cette artiste influencée par le mouvement "Art and Crafts" s'est consacrée aux jardins. Ses recherches ont porté sur l'équilibre des couleurs : plates-bandes, mix-borders, jardins boisés, plantes grimpantes et rosiers. Elle a montré l'importance de la proportion, des textures et du parfum dans les jardins. Elle meurt en 1932 et laisse plusieurs livres, des centaines d'articles et des albums des photographies. Son travail de paysagiste est connu par les plans conservés à l'Université de Californie. Sur les plus de 400 jardins qu'elle a créé seuls quelques uns subsistent ou ont été restaurés. Elle a souvent travaillé à partir de 1889 avec l'architecte Edwin Lutyens et le parc du Bois des Moutiers à Varengeville-sur-Mer (76) en est un exemple.




Jensen
Elise


Hoyland
Norvège

Elise Ottesen Jensen


Ecrivaine, militante anarchiste, féministe et néo-malthusienne scandinave. Elle est née le 2 janvier 1886 à Hoyland (Norvège). Dix-septième fille d'un pasteur, elle renie la religion et choisit de faire des études de médecine dentaire, mais une explosion dans un laboratoire de son école où elle perdra deux doigts mettra fin à ses projets de devenir dentiste. Durant la première guerre mondiale, elle rencontre Albert Jensen, un anarcho-syndicaliste et pacifiste américain. Lorsqu'il est expulsé de Norvège, elle part avec lui à Copenhague (Danemark) puis à partir de 1919 à Stockolm, en Suède. Elle collabore alors au périodique "Arbetaren" qui représente la tendance anarcho-syndicaliste et libertaire suédoise. Confrontée au problème des familles nombreuses, puis à la mort d'une de ses jeunes soeurs des suites d'un avortement clandestin, elle devient une militante néo-malthusienne, luttant pour le contrôle des naissances grâce aux moyens contraceptifs comme le diaphragme. Elle contribuera, par ses nombreux articles et ses conférences à travers le pays (Suède) à donner une véritable information sexuelle et politique aux femmes et à faire abolir la loi interdisant les moyens contraceptifs (1937). En 1933, elle fonde la Fédération de l'Education Sexuelle "RFSU" qu'elle présidera jusqu'en 1959.




Jensen
Johan


Naksov
Danemark

Johan Jensen 1859-1925


Johan Jensen est un mathématicien danois à la frontière du XIXè et du XXè siècle. Après une enfance passée entre la Suède et le Danemark, au gré des péripéties du travail de son père, il entre en 1876 au collège de Copenhague, où il acquiert un bagage sérieux dans de nombreuses disciplines scientifiques. Ce sont les mathématiques qui le passionnent, et il essaie d'obtenir par lui-même le niveau d'un chercheur dans cette discipline. Pour vivre, Jensen accepte un emploi dans une compagnie de téléphone (où il fera d'ailleurs une excellente carrière). Parallèlement, il consacre son temps libre aux mathématiques et devient un très bon mathématicien. On lui doit notamment des travaux sur l'hypothèse de Riemann, ainsi qu'une inégalité sur les fonctions convexes qui porte désormais son nom.




Jézéquel
Jules


Rochefort
France

Jules Jézéquel 1870-1963


Jules Jézéquel (18 décembre 1870 à Rochefort en France - 10 décembre 1963 à Rouillé en France) est un pasteur protestant de l’Église réformée de France.
En 1895, Jules Jézéquel est pasteur dans la petite ville de Souvigné (Deux Sèvres), puis, en 1898, à Laval (Mayenne) où il trouve, dans un poste qui vient d’être créé par la Société Centrale Évangélique[2], un travail en milieu ouvrier conforme à sa vocation. Tout en exerçant son ministère, il milite pour la justice sociale, soutient les revendications ouvrières, fait des conférences à l’Université populaire, fonde la section de la Mayenne de la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen et finit par être traité de pasteur rouge par la presse locale. Dès 1924, avec son homologue Friedrich Siegmund-Schultze, secrétaire général du Comité allemand de l’Alliance, il œuvre pour la réconciliation franco-allemande, et fait de l’Alliance l’un des quatre grands mouvements pacifistes de l’entre-deux guerres, aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme de Victor Basch, de La Paix et le Droit de Théodore Ruyssen, et de l’Internationale Démocratique de Marc Sangnier. En 1935, il fait entrer son mouvement de l’Alliance dans le Rassemblement Universel pour la Paix dont Lord Robert Cecil et Pierre Cot sont les présidents ; Jules Jézéquel est l’un des vice-présidents, le second est Léon Jouhaux. Le mouvement, qui regroupe des associations et des individus représentant toutes les tendances politiques et morales, des communistes aux conservateurs, des athées et des croyants, lutte pour la réduction des armements, le renforcement de la Société des Nations et la mise au point, au sein de la SDN, d’une procédure permettant de résoudre sans guerre les conflits internationaux. Après l’arrivée d’Hitler au pouvoir l’Alliance prend la défense de l’Église Confessante (soutenue par de grands théologiens tels que Karl Barth et Dietrich Bonhoeffer) contre l’église officielle et nationaliste pro-nazi. L’été 1938, Jules Jézéquel et Emmanuel Mounier, directeur de la revue Esprit, font paraître une brochure intitulée Les Églises Chrétiennes dans le IIIe Reich, et éditée par le Comité Mondial contre la Guerre et le fascisme, dénonçant les persécutions dont font l’objet les pasteurs et les membres de l’Église confessante.



Jiménez Ripoll
Juan


Écija
Espagne

Juan Jiménez Ripoll 1858-1899


Juan Jiménez Ripoll dit « El Ecijano », né à Écija (Espagne, province de Séville) le 24 juin 1858, mort à Durango (Mexique, état de Durango) le 5 février 1899, était un matador espagnol. Il se présente comme novillero à Madrid le 1er août 1886. Il prend l’alternative à Madrid (Espagne) le 22 mai 1890, avec comme parrain « Guerrita » face à des taureaux de la ganadería de Torres Díaz de la Cortina. Ayant des difficultés à trouver des engagements en Espagne, il part ensuite en Amérique latine. Le 16 octobre 1898, il est gravement blessé dans les arènes de Guadalajara (Mexique, état de Jalisco). Les médecins lui conseillent alors de cesser de toréer durant plusieurs mois, mais il ignore ces conseils. Le 5 février 1899, au cours d’une corrida dans les arènes de Durango, il meurt soudainement victime d’une péritonite, conséquence du coup de corne de Guadalajara.




Johansen
Fredrik


Skien
Norvège

Fredrik Hjalmar Johansen 1867-1913


Fredrik Hjalmar Johansen, né le 15 mai 1867 à Skien et mort le 9 janvier 1913, est un explorateur polaire norvégien. Peu reconnu du grand public avant sa réhabilitation dans les années 1990, il est désormais considéré l'un des grands explorateurs polaires norvégien.
Il fait partie de 1893 à 1896 de l'expédition Fram de Fridtjof Nansen au cours de laquelle les deux hommes tentèrent de rejoindre à ski le pôle Nord. En 1895, ils atteignent la latitude 86°14' N, établissant un « Nord le plus loin » record. Membre en 1910 de l'expédition de Roald Amundsen en Antarctique, il se querelle avec ce dernier à propos du départ trop anticipé pour le pôle Sud, ce qui amène l'expédition à faire demi-tour. Il aide Kristian Prestrud qu'il sauve du froid. Il n'est pas retenu parmi les hommes qui feront partie de la seconde tentative, qui sera cette fois-ci réussie. Les suites de ces événements le poussent à se suicider au début de l'année 1913.



Joliot-Curie
Irène


Paris
France

Irène Joliot-Curie 1897-1956


Irène Joliot-Curie (12 septembre 1897 - 17 mars 1956) était une chimiste, physicienne et femme politique française. Épouse de Frédéric Joliot-Curie, leurs travaux en radioactivité artificielle leur ont valu le prix Nobel de chimie en 1935, ainsi qu'un poste de sous-secrétaire d'État sous le Front Populaire. Irène Curie naît à Paris le 12 septembre 1897. Elle est la fille de Pierre et Marie Curie. À tout juste dix-sept ans, elle accompagne sa mère sur le front, pour pratiquer des radiographies des blessés de guerre à l'aide de voitures équipées à cet effet, les petites Curie, et sauve ainsi des milliers d'hommes. En 1918, son bac en poche, elle rejoint sa mère à l'Institut du Radium de Paris, où elle devient son assistante. Durant cette période, elle rencontre Frédéric Joliot, lui aussi devenu l'assistant de Marie Curie grâce à la recommandation de Paul Langevin dont il a été l'élève. Elle l'épouse en 1926. Ils ont deux enfants : Hélène Langevin-Joliot née en 1927 et Pierre Joliot-Curie né en 1932. Ils travaillent ensemble sur la radioactivité naturelle et découvrent la radioactivité artificielle, phénomène qui consiste à transformer un élément stable en élément radioactif. Leurs recherches sur l'action des neutrons sur les éléments lourds sont un pas important vers la découverte de la fission nucléaire. En 1934, sa mère Marie décède d'une leucémie, une maladie habituelle à l'époque lorsqu'on travaille sur la radioactivité. En 1935, Frédéric et Irène Joliot-Curie partagent le prix Nobel de chimie. Ils travaillent dès 1939 sur le projet d'une bombe atomique française (pour laquelle ils déposèrent un brevet). Le programme nucléaire militaire français est le plus avancé de l'avant-guerre. Mais ce sont les Américains, avec le titanesque projet Manhattan, qui aboutissent le 16 juillet 1945 à l'explosion de la première bombe atomique dans le désert du Nouveau Mexique. En 1936, Irène Joliot-Curie est membre du gouvernement du Front populaire en tant que sous-secrétaire d'État à la Recherche scientifique. Mais affaiblie par des problèmes de santé, elle démissionne au bout de trois mois, laissant le poste à Jean Perrin. En 1937, elle devient maître de conférence, en remplacement de son mari nommé au Collège de France, puis professeur sans chaire à la Faculté des sciences de Paris. En 1939, elle reçoit le titre honorifique d'officier de la Légion d'honneur. En 1946, elle devient directrice de l'Institut du Radium, succédant à André Debierne. Elle participe à la création du Commissariat à l'énergie atomique, où elle occupe la fonction de commissaire durant six ans. Elle obtient la chaire de physique générale et radioactivité précédemment occupée par sa mère. Elle obtient le prix international de la paix du Conseil mondial de la paix en 1950. Irène Joliot-Curie meurt le 17 mars 1956 à Paris d'une leucémie résultant d'une surexposition aux rayonnements radioactifs au cours de son travail. Son mari, malade du foie, mourra en août 1958.




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