"Biorama de Chronorama"
Fiches 1 à 10 sur 10
 
Taschereau
Henri Elzéar


Sainte-Marie-de-Beauce
Canada

Henri Elzéar Taschereau 1836-1911


Le très honorable Henri Elzéar Taschereau (né 7 octobre 1836, décédé le 14 avril 1911) fut juge en chef de la Cour suprême du Canada. Né à Sainte-Marie-de-Beauce (Bas-Canada), fils de Pierre-Elzéar Taschereau et Catherine Hénédine Dionne, il est admis au barreau du Québec en 1857 et pratique le droit à Québec. Taschereau se lance en politique en 1861 lorsqu'il est élu à l'Assemblée législative de la Province du Canada où il s'oppose à la confédération canadienne. Il est nommé juge de la Cour supérieure du Québec en 1871 et à la Cour suprême du Canada en 1878, et enseigne égalament le droit à temps partiel à l'Université d'Ottawa. En 1902 il devient juge en chef de la Cour suprême, occupant ce poste pour une durée de quatre ans jusqu'à sa retraite en 1906. Il est fait chevalier en 1902 et devient membre du Conseil privé britannique en 1904. Il était le neveu du cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau. Le fils de Henri-Elzéar, Louis-Alexandre Taschereau, devient premier ministre du Québec ; son petit-fils Robert Taschereau l'imite en devenant à son tour juge en chef du Canada.




Tchang Kaï-chek


Xikou
Chine

Tchang Kaï-chek 1887-1975


Tchang Kaï-chek, (31 octobre 1887 – 5 avril 1975) est un militaire, et politicien chinois qui a assumé la direction du Guomindang après la mort de Sun Yat-sen en 1925. Tchang rejoint l'Alliance révolutionnaire de Sun Yat-sen par l'entremise de Chen Qimei en 1906. Entre 1911 et 1912, il participe aux combats de Shanghai. Il gravit ainsi les échelons de la hiérarchie du parti et devient un proche collaborateur de Zhang Renjie. À cette époque, Tchang était affilié à des sociétés secrètes de Shanghai. Il suit ensuite Sun Yat-sen dans son exil au Japon (1914) et le rejoint à Canton en 1918. Lorsque le Parti communiste chinois et le Guomindang s'allient sous l'impulsion du Komintern à partir de 1922 pour lutter ensemble contre le pouvoir des seigneurs de la guerre et des Occidentaux, Tchang Kaï-chek est envoyé en URSS en 1923 afin d'y rencontrer les dirigeants du Komintern, d'inspecter les écoles militaires et l'organisation politique. À partir de 1924, il dirige l'académie militaire de Huangpu, constituée avec l'aide d'instructeurs militaires soviétiques. Cette académie formera une élite militaire qui sera toujours fidèle à Tchang. Lorsque les riches commerçants de Canton se révoltent en 1924 contre les taxes imposées par le Guomindang, c'est lui qui mène les combats contre leurs milices. Après la mort de Sun (1925), il s'arroge progressivement la direction du parti. En 1926, prétendant que la gauche prépare un complot contre le Guomindang, il arrête les dirigeants communistes de Canton et leurs conseillers soviétiques. Ceux-ci ne furent relâchés qu'après avoir accepté de s'affilier au Guomindang et de renoncer à leurs convictions politiques. Ayant à présent le contrôle des forces armées du Guomindang, il décide de lancer en juillet 1926 l'Expédition du Nord contre les seigneurs de la guerre qui contrôlaient toujours la plus grande partie du pays. Lors de cette campagne, il prend le parti d'attaquer Shanghai, mais avant que ses troupes n'entrent dans la ville, les communistes déclenchent une grève et les ouvriers prennent le pouvoir en attendant l'arrivée des troupes de Tchang. Inquiet de la force des communistes, Tchang conclut des accords avec les Occidentaux présents dans la ville (qui garantissent leur neutralité), les milieux d'affaires chinois (qui lui promettent un soutien financier) et avec la Bande verte, une société secrète criminelle (qui infiltre les milieux ouvriers et fournit des renseignements à Tchang). Le 12 avril 1927, la Bande verte lance une attaque généralisée contre les communistes de Shanghai qui fera des milliers de morts parmi les dirigeants et les ouvriers. Peu après, Tchang autorise également Wang Jingwei à éliminer les communistes de Hankou. Parallèlement, l'Expédition du Nord se poursuit et les troupes de Tchang progressent sans cesse vers Pékin. À la fin de 1927, les opérations se ralentissent, car Tchang décide de démissionner au profit de Wang Jingwei et de Hu Hanmin.
Tchang devient alors le leader de la République de Chine, déplace la capitale à Nankin et instaure un régime dictatorial combinant les valeurs du confucianisme et du fascisme. Il poursuit son combat contre les communistes, qui doivent finalement se réfugier au Shaanxi. Par contre, il évite d'affronter les Japonais, dont les intrusions en Chine sont cependant de plus en plus fréquentes, car il croit ses forces encore trop faibles pour pouvoir sortir victorieuses. Il faudra qu'un seigneur de la guerre, Zhang Xueliang, qui avait négocié avec les communistes, lui tende un piège et le retienne en otage pour qu'il accepte finalement de signer en décembre 1936 l'accord de Xi'an visant à constituer un front uni avec les communistes pour lutter contre le Japon. Tchang mena la Chine lors de la guerre de résistance contre les Japonais, pendant laquelle sa position à l'intérieur du pays s'affaiblit comparativement à celle de Mao. L'ampleur de l'invasion nippone l'amène à déménager entre 1937 et 1939 sa capitale de Nankin à Wuhan, après le massacre de Nankin, puis à Chongqing dans le Sichuan. Le siège du gouvernement demeurera dans cette dernière localité jusqu'à la fin de la guerre, entraînant une campagne intensive de bombardement par l'aviation impériale. Au niveau mondial, l'influence de Tchang en fit l'un des « quatre grands » leaders des Alliés lors des conférences internationales comme la conférence de Potsdam. Le 26 juillet 1945, il signa ainsi avec Truman et Churchill la déclaration de Potsdam, par laquelle les alliés lançaient un ultimatum de reddition inconditionnelle au Japon.



Tchizik
Ephraïm


Ukraine

Ephraïm Tchizik 1899-1929


Ephraïm Tchizik est issu d'une famille d'agriculteurs sionistes. Il naît en Ukraine en 1899, et émigre avec ses parents en Terre d'Israël en 1907. Il suit ses études à l'institut pédagogique de Ben-Shemen, fondé par Israël Belkind. Tchizik grandit à Kinéret et Ménahamia. Il participe à la défense du quartier juif de Jaffa et de Tel-Aviv en mai 1921. Lors des émeutes sanglantes d'août 1929, il tient tête avec quelques résistants à la foule arabe. Ephraïm Tchizik meurt atteint d'une balle. Il est enterré au kibboutz Houlda. Sa pierre tombale est surmontée d'une statue commémorative réalisée par l'artiste Batya Lishinski.




Thibaudin
Jean


Moulins-Engilbert
France

Jean Thibaudin 1822-1905


Jean Thibaudin est un général et homme politique français, né à Moulins-Engilbert (Nièvre) en 1822 et mort à Paris en 1905. Colonel en 1871, il servit à l'Armée du Rhin, puis à l'Armée de l'Est. Général de division (1882), il fut nommé ministre de la Guerre (31 janvier - 9 octobre 1883). Il fut ensuite commandant de la place de Paris (1886) et mis à la retraite en 1888.




Thomas
George


Grande-Bretagne

George Freeman Thomas 1866-1941


George Freeman Thomas, plus tard Freeman Freeman-Thomas, né le 12 septembre 1866 en Angleterre et mort le 12 août 1941, 1er marquis de Willingdon de Ratton, vicomte Ratendone de Willingdon, baron Willingdon de Ratton, et vicomte Willingdon, fut le treizième gouverneur général du Canada, de 1926 à 1931.




Tibbets
Paul


Quincy
Etats-Unis

Paul Warfield Tibbets Jr 1915-2007


Paul Warfield Tibbets Jr, (23 février 1915 à Quincy, Illinois, États-Unis - 1er novembre 2007 à Columbus, Ohio, États-Unis) était un pilote militaire américain, qui fut chargé de lancer la première bombe atomique sur Hiroshima le 6 août 1945.




Timbaud
Jean-Pierre


Bossavy de Payzac
France

Jean-Pierre Timbaud 1904-1941


Jean-Pierre Timbaud (né en 1904 et mort en 1941) est un syndicaliste français appartenant à la Confédération générale du travail. Entré en résistance contre l'occupation allemande, il est fusillé comme otage en représailles à l'attentat contre le Feldkommandant Karl Hotz.




Torcatis
Louis


Tautavel
France

Louis Torcatis 1904-1944


Louis Torcatis est un résistant français né le 4 mars 1904 à Tautavel et mort le 18 mai 1944 à Carmaux. Cet ancien instituteur (qui est également officier de réserve) refuse la défaite de 1940 et s’engage dans la Résistance sous le nom de Bouloc. Chef de l’Armée Secrète du Languedoc Roussillon puis Lieutenant Colonel des Forces Françaises de l’Intérieur et patron des Groupes francs des R3, il est un humaniste, qui lutte pour la liberté et pour la France. Traqué par la Milice et la Gestapo, il tombe dans une embuscade le 18 mai 1944, à Carmaux (Tarn). Cherchant à s’échapper, il est abattu et laissé pour mort. Torcatis trouve cependant la force de se traîner jusqu’à ses hommes pour les prévenir du danger encouru.




Trachtenberg
Jacow


Odessa
Russie

Jacow Trachtenberg 1888-1953


Jacow Trachtenberg (né le 17 juin 1888 en Russie à Odessa, mort en 1953), ingénieur russo-allemand et inventeur de la méthode de calcul mental Trachtenberg. Élève très doué, il a obtenu un diplôme d'ingénieur à l'École des Mines de Saint-Pétersbourg. Pendant la Première Guerre mondiale, il est ingénieur au chantier naval d'Obuschof. Lors de la Révolution russe, il se retrouve au chômage. Il fonde alors un mouvement pour aider les personnes en difficulté, les Volontaires de l'Entraide. En février 1918, il s'enfuit après avoir manqué d'être arrêté. Il arrive à Berlin en juin 1919, où il devient ingénieur chez Siemens, et épouse une chanteuse, Alice Bredow. Il publie notamment une méthode pour apprendre le russe. En 1934, il fuit à nouveau les persécutions pour se réfugier à Vienne, en Autriche, où il devient éditeur de revues et rédacteur technique. Pacifiste convaincu, il publie aussi un ouvrage comdamnant la politique de guerre, Le Ministère de la Paix. Le 11 mars 1938, il est arrêté par la police autrichienne et envoyé en déportation au camp de Sachsenhausen. Au printemps 1944, sa femme réussit à acheter plusieurs gardiens, et à transmettre des fausses instructions de transfert. Il est alors emmené à Leipzig, puis à Trieste. En avril 1945, il s'échappe et gagne la Suisse. Il fonde près de Zurich un Institut de calcul mental. Jacow Trachtenber meurt en 1953.




Trumpeldor
Joseph


Piatigorsk
Russie

Joseph Trumpeldor 1880-1920


Joseph Trumpeldor (4 décembre 1880 - 1er mars 1920) était un des premiers activistes sionistes. Il est connu pour son aide dans la création des légions juives et pour l'organisation de l'immigration des juifs vers le futur État d'Israël. Malgré une formation de dentiste, Joseph Trumpeldor s'engagea volontairement dans l'armée russe en 1902. Pendant la guerre russo-japonaise, il participa du coté des assiégés au siège de Port-Arthur, où il perdit son bras gauche. Après la chute de Port-Arthur, il passera plusieurs mois dans un camp de prisonniers de guerre, comme tous les soldats russes du général Stoessel. Après la fin de la guerre, il fut rapatrié en Russie. Par la suite il reçut quatre décorations pour bravoure, ce qui fit de lui le soldat juif le plus décoré de toute la Russie. Après la guerre russo-japonaise, il deviendra officier de réserve de l'armée russe, à une époque ou ce type de poste était normalement strictement interdit aux juifs. Cette exception témoigne de la très forte impression qu'il avait créé. Il fit des études de droit à l’université de Saint-Pétersbourg, puis immigra en 1912 en Palestine, qui faisait alors partie de l'Empire ottoman. Il vécut dans un premier temps dans un kibboutz, à Degania. En 1915, le "corps des muletiers de Sion" fut formé, considéré comme la première unité militaire composée uniquement de juifs (sauf certains officiers) organisée depuis 2000 ans. Ce fut le commencement idéologique des forces de défense israélienne. Le corps servira dans la bataille de Gallipoli, où Trumpeldor sera blessé à l'épaule. Après la dissolution du "corps des muletiers de Sion", fin 1915, Trumpeldor participera au travail de Vladimir Jabotinsky en faveur de la création d'unités militaires juives plus importantes sous direction britannique, qui verront le jour en 1917 : la Légion juive. Joseph Trumpeldor fut l'un des premiers activistes du sionisme socialiste en Palestine. C'était aussi à l'origine un anarchiste et un disciple de Kropotkine. Il a déclaré, « je suis un anarcho-communiste et un sioniste ». Son programme pour un réseau syndicaliste de communautés socialistes, présenté à la conférence sioniste de Romni, en 1911, a eu une certaine influence sur la création des kibboutzim. Après son retour en Russie en 1918 (en pleine révolution russe), Trumpeldor fonda, parallèlement à David Ben Gourion et Yitzhak Ben-Zvi aux États-Unis, le mouvement He-Halutz, organisation pionnière juive visant à préparer de jeunes Juifs à s'installer en Eretz-Israël (aliyah). Il retourna en 1919 en Palestine, qui était depuis peu sous mandat britannique. En 1920, le mouvement d'extrême gauche Hachomer Hatzaïr demanda à Trumpeldor d'organiser la défense de sa colonie de Tel Khaï en Galilée. Trumpeldor accepta et y fut tué dans une bataille contre des maraudeurs Arabes palestiniens (ou des combattants syriens anti-français, selon les sources). Ses derniers mots auraient été : « Ca ne fait rien, c'est bon de mourir pour son pays ». Après sa mort, Tel Hai sera evacué. Après sa mort Trumpeldor devint le symbole de l'autodéfense juive.




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